Publié le 14 Août 2025

Depuis sa mise en place officielle en 2006, le DPE n’a cessé d’être modifié, ajusté, fiabilisé. Mais pour le Premier ministre actuel, toutes ces révisions ne suffisent pas. Le 9 juillet 2025, dans un communiqué de presse, François Bayrou a ainsi indiqué que le CEP (coefficient d’énergie primaire appliqué à l’électricité) serait abaissé de 2,3 à 1,9 pour les DPE réalisés à partir de janvier 2026. C’est pourquoi de nouvelles évolutions sont attendues concernant le DPE. Mais quel est l’objectif précis de cette manœuvre ? Pourquoi cette révision du coefficient de conversion de l’électricité ? On fait le point.
Selon le Premier ministre François Bayrou, la méthode actuelle du DPE pénalise les propriétaires de logements dont les usages fonctionnent à l’électricité. Or, en France, l’électricité est en partie décarbonée grâce au nucléaire. Le Cep actuel à 2,3 aboutit donc au classement de nombreux biens en passoires énergétiques, alors qu’ils pourraient gagner une classe ou plus avec un Cep plus bas et plus en adéquation avec la réalité du mix énergétique. Grâce à l’abaissement de ce coefficient pour les logements avec des systèmes de chauffage électrique, François Bayrou espère donc faire sortir plus de 800 000 logements des classes F et G, qui pénalisent les propriétaires en cas de vente (obligation de réaliser un audit énergétique) et en cas de location (interdiction d’augmenter les loyers, impossibilité de louer pour les biens nouvellement mis sur le marché…).
Si cette nouvelle modification du DPE semble justifiée, des voix s’élèvent et demandent un débat public avant toute mise en œuvre. Pour certains experts en énergie verte, cet abaissement du coefficient de conversion favorise l’électrification des logements, qui risque de provoquer une surcharge. À la clé, des difficultés d’approvisionnement, notamment durant l’hiver. En outre, si cette modification du Cep favorise certains propriétaires-bailleurs, elle impacte différemment les locataires, avec des conséquences sur les frais d’énergie pour les ménages les plus modestes - rappelons que, depuis janvier 2025, les logements étiquetés G ne peuvent plus être proposés à la location. Alors, le Cep sera-t-il vraiment abaissé en 2026 et des logements seront-ils reclassés ? L’avenir nous le dira. Quoiqu’il advienne, chez T.L. Expertises, nous veillons à la bonne formation de nos agents pour effectuer, de manière fiable et réglementaire, le DPE de tout bien en Île-de-France.